Chui née en Décembre, et alors…

 

On est le 10 décembre… et, demain, je vais avoir 35 ans…

Un mois que j’affectionne tellement: la neige, le ski, les bons films culte sous la couette face à la cheminée (que je n’ai pas), les pullovers kitchs avec un renne au gros nez rouge, les raclettes, tartiflettes et Cie, les pyjamas tue l’amour, toussa toussa… et surtout… Noël… NOËL !!! Devrai-je depuis toutes ces années me réjouir ? NON. En fait, c’est chiant d’être née en décembre… Ouais. Être née en décembre, sauf si tu t’appelles Jésus, c’est pas terrible. Tu le sais bien, en décembre, t’es à fond sur la féerie de Noël, la magie des cadeaux, les illuminations dans tous les sens, le calendrier de l’avent, les budgets serrés…

Alors ouais, l’avantage d’être né en décembre, quand t’es gosse, c’est que t’as deux fois plus de cadeaux que les autres sur le même mois… mais imagine le traumatisme quand il te reste à attendre 11 longs mois avant de renouveler l’expérience…

Et ça quand j’étais gosse, c’était l’angoisse. Sans parler de tous ceux qui confondent en tout état de cause anniversaire et Noël… Enfin, j’me comprends… J’me souviens encore d’un jour, en CE1, où j’me suis ramenée devant l’instit’, Mme VIANNEY, et me suis inventée un anniversaire… le 11 juin… je lui ai annoncé que je fêtais mes 6 ans et demi !! La honte.

Bon, depuis, je m’en suis remise hein. Bien obligée, tu vas me dire…

Alors maintenant, quid des 35 ans ? Avec la sagesse qui me gagne, j’ai dressé une short (très short) list des avantages qui me permettent de voir Décembre en rose malgré les années qui passent, quand dehors il fait gris et froid.

  1. Quand t’es né en Décembre, tu peux faire une liste de cadeaux qui servira pour les deux occasions. Comme aujourd’hui où je n’ai pas eu le temps de faire ma liste d’anniv… Sur un malentendu, je peux glisser la liste sous le sapin, ça peut passer…
  2. Quand t’es né en Décembre, tu peux bouffer gras à foison. Tu t’en fous, tu skis pas en bikini, hein? T’as 6 mois pour éliminer et retrouver ta ligne pour l’été.
  3. Quand t’es né en Décembre, t’es Sagittaire (ou capricorne mais on s’en fout, j’t’ai dit que je me cherche des avantages alors chut)… Et c’est juste le meilleur signe zodiacal… ouais, mes points forts, si je m’en fie à l’astro d’Elizabeth Teissier (en personne!), ce sont l’optimisme, le courage et la sincérité. C’est quand même la classe, non? et c’est surtout vrai.
  4. Quand t’es né en Décembre, t’as l’impression de faire des gueuletons tout le mois entre les premières raclettes de l’hiver, tes gâteaux d’anniv, les papillotes, puis les escargots, le foie gras, les crevettes, le champ’, et les marrons chauds. Du coup ça passe super vite et t’oublie plus rapidement que tu viens de prendre un an de plus dans ta face 😉
  5. Quand t’es né en Décembre, un 11 décembre, et bien tu te réjouis d’être né le même jour qu’Alfred de Musset, Hector Berlioz et… Enrico Macias. Bon ok, c’est pas l’avantage du siècle, mais je n’ai trouvé que ça.

On va pas s’emballer, les avantages à être né en décembre, y en a pas tout pleins non plus, hein…

Big up à tous les natifs de Décembre… On est tous dans le même bateau la même luge…

Ironie du sort… mes deux enfants sont nés en été (juillet et septembre). Bon, ils trouveront bien à leur tour des inconvénients… Juillet = jamais personne aux anniv et Septembre = attendre le mois d’octobre pour être sûr d’inviter les « bons » copains car c’est la rentrée et tu ne les connais pas encore vraiment…

Alors voilà, moi, ce soir, j’aimerai juste dire que mes parents ont fait du mieux possible (mais quand même, hein… Le golo-golo dans la case au Mont Saint Michel, ça aurait pu attendre la fin de l’année 82…), que je les remercie et que je les aime.

Et sinon, à toi qui lis mon message, t’as pas intérêt à me louper demain. Ouais, j’ai 35 ans, mais je suis toujours une (grande) enfant ;-).

Sinon, la photo, c’est cadeau… Ça remonte à ma dernière soirée anniv déguisée… il y a 6 ans maintenant…

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Mes petites lingettes bio

Entre Cécile et moi, l’histoire a débuté une belle nuit d’octobre. J’errai par ci par là, sur la toile, à la recherche de lingettes en bambou bio pour les petites fesses de Petit Éclair.

Et oui, je peux vous dire que même à minuit, ça fuse dans ma tête (comme toutes les mamans, non?). Rares sont d’ailleurs les fois où je m’endors avant Mister Daddy. M’enfin.

J’ai soudain réaliser qu’il ne me restait plus que quelques cotons pour le change de mon fiston d’amour. Et là, j’ai voulu prendre les choses en main, œuvrer pour la planète, sauver mon portefeuille et préserver le doux popotin de mon p’tit gars.

Je suis tombée sur April Fabric. Une page haute en couleur, en poésie, en finesse et toute en délicatesse avec Cécile, ma trouvaille de la nuit. J’ai alors parcourue sur son site, de plus en plus décidée. Je suis entrée en contact avec elle. Cécile, elle aussi, toute en poésie et délicatesse. Une alchimie nocturne s’est alors doucement installée. Nous avons échangé longuement et j’ai fini par succombé. Fabrication et création françaises. Ça aide 😉

Cécile et son atelier, c’est une bouffée d’oxygène. De la légèreté, de l’originalité, de la douceur, de la personnalisation. Et un feeling quasi immédiat. Résolument adepte de pandas, j’ai eu un énorme choix de tissus face à moi. Et j’ai donc tout naturellement craqué pour celui-ci. Le modèle panda. En lin naturel.

Une fois le petit colis tout beau tout bio à la maison, il a immédiatement trouvé sa place dans un univers qui lui était familier ;-).  Le panier est livré avec un lot de 7 lingettes lavables de 10 cm donc suffisamment grande, et double face en tissus et bambou bio.

A l’utilisation, c’est un pur bonheur et tout plein de douceur. Je n’ai versé aucun produit dessus, puisque j’ai l’habitude de n’utiliser que de l’eau pour le nettoyage du siège. Ces lingettes sont lavables en machine, je n’ai eu aucun souci. Cécile m’a préconisé le lavage  à 60°et recommandé d’éviter le sèche linge. Aucune déception du produit du coup, puisque j’ai obéi au doigt et à l’oeil 😉

Bien évidemment, l’usage peut être différent et destiné au démaquillage.

Alors si toi aussi tu es à la recherche de douceur pour Bébé, en quête d’originalité et soucieuse de la protection de l’environnement, va zieuter les créa de Cécile, ça vaut vraiment le coup.  April Fabric, c’est une boutique où tu trouveras forcément ton bonheur parmi un large choix d’articles : cabas, coussins, pochons, sacs, tabliers, trousses, paniers thaïlandais… Chacune des magnifiques créations est personnalisable et Cécile est très à l’écoute et réactive. April Fabric, c’est aussi des cours de couture. Et là, j’ai vraiment le seum d’habiter si loin de Paris…

* Note à moi même : commander les prénoms de mes enfants en tricotin *

Cécile, je ne regrette vraiment pas notre rencontre … A très bientôt.

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En route pour un apprentissage ludique de la lecture

Il y a quelques jours, je vous parlais non sans excitation d’un événement auquel j’allais assister aux Mamans Poules (un endroit super sympa dans le centre ville de Lyon, dédié aux parents ET aux enfants. Et ça, entre nous, c’est plutôt rare, et donc plutôt cool ^^).

En tant que blogueuse famille, j’ai eu l’immense plaisir d’être conviée par Anne-Laure, fondatrice du lieu, autour d’un atelier sur la phase projet du concept Bookinou, qui, de prime abord m’a absolument séduite.

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A la tête de cette très chouette idée : Vincent et Guillaume. Deux trentenaires absolument charmants.

Qu’est ce que Bookinou ? En quelques lignes, c’est la possibilité de donner le goût de la lecture aux enfants. L’idée est plutôt séduisante pour des parents en quête d’objet ludique à vrai valeur ajoutée, et des enfants en soif d’apprentissage.

Plus précisément, Bookinou se matérialise sous la forme d’un petit objet que l’enfant pourra amener partout avec lui (en vacances, en voiture, chez les grands parents). Compact et donc facilement transportable, il deviendra son nouveau copain de lecture. L’objectif de Bookinou est de proposer une expérience de lecture ludique, originale et riche en émotions, basée sur des enregistrements de lecture. L’enfant pourra ainsi suivre l’histoire à travers le livre de son choix, bercé par la voix de papa, maman, mamie, tonton… , en totale autonomie, tout en se familiarisant avec des mots, des lettres ou expressions.

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Notre groupe de travail avec des blogueurs et Stéphane, de CitizenKid.

C’est ainsi que le 19 octobre, nous avons donc participé à ce groupe de travail avec une mompreneur (Ariane, de Minis moi), des blogueuses (Isabelle, de Mes Délices et Manon de Isadora Delarose) et le directeur commercial de CitizenKid . Nous avons abordé des axes d’amélioration, apporter des suggestions et idées, en fonction de l’âge de nos enfants. Nous avons été tous très emballés par cet objet ludique et magique et avons hâte de le voir se commercialiser.

Je suis pressée de confier Bookinou à Chouchou qui se fera une joie de tester cet objet ludique, à mi chemin entre le traditionnel (l’amour du livre papier) et le numérique (enregistrement de voix et SANS écran !!!), conçu pour les enfants et toute la famille, compatible avec tous les livres, et basé sur une expérience d’émotions, de partage, tout en mêlant apprentissage, pédagogie, éveil et concentration.

Je vous en dis plus très prochainement 😉

En attendant, et pour les parisiens (arffffff, encore et toujours Paris!), l’équipe de MyBookinou est au salon KidExpo Porte de Versailles, jusqu’au 30 octobre ;-).

En bonus, et en avant-première du lancement, sur le stand, vous pouvez toujours tenter de remporter l’un des 1ers Bookinou pour vous faire votre propre idée 😉

Et comme je n’oublie personne, pour les provinciaux, je vous invite à découvrir le concept ici.

A très bientôt pour le partage de cette chouette aventure 😉

 

 

 

1, 2, 3… Ouistitiiiiiiiiiiiii !

Comme chaque année à l’école, on ne peut l’éviter… Il y a l’incontournable photo de classe. Celle qui ira rejoindre toutes les précédentes et qui restera dans notre tiroir un long moment. Celles qu’on aimera ressortir quelques années plus tard pour contempler les copains de l’époque Stéphanie, Céline, Aïcha, Julien, Barodi, Thomas et tant d’autres… (si vous vous reconnaissez, faites moi un petit signe, ca me fera plaisir 😉 !)

30 ans plus tard, lorsque je retombe accidentellement dessus (comme il y a quelques jours lors de la préparation du déménagement de papa), je ne peux m’empêcher d’observer tous ces visages et me demander ce qu’ils sont tous devenus, chaque visage me rappelle un souvenir précis. Je me souviens d’ailleurs encore de tous les prénoms et suis un brin nostalgique de cette époque insouciante…

Puis le schéma se reproduit des années plus tard. Avec nos enfants. Et c’est avec plus de pression que nous, parents, préparons l’événement. Le jour J venu, Babychou est généralement tiré à quatre épingles, vêtue de ses plus beaux vêtements, et sans aucun épi sur la tête !

Pour ma part, en tant que véritable mamarazzi doublée d’un sens de l’esthétisme digne d’une Christina Cordula, j’ai briefé Chouchou jusqu’à ce qu’elle franchisse le seuil de notre porte, avant qu’elle ne parte pour l’école. Comme dans un véritable shooting, elle s’est entraîné à sourire pendant le petit déj. « Non, pas comme ça. Ne pince pas tes lèvres. Arrête de forcer. Ne crispe pas. Oui, là c’est bien. Comme cela. Tu fais pareil avec le photographe ». Ma pauvre chérie, elle qui depuis ses premières heures de vie se fait prendre en photo 10 fois par jour … Autant dire qu’elle est habituée à prendre la pose 😉

1… 2… 3… OUISTITIIIIIIIIIIII !

J’adore les photos. J’aime ces instants couchés sur papier, ces moments figés et ces émotions ressenties à travers les images. Mais bien souvent, hélas, ces photos restent enfermées dans un placard, glissées dans une pochette papier qui finit d’ailleurs par se corner au fil des années.

J’ai découvert Lulu, il y a quelques jours alors que je recherchais un moyen de mettre en valeur ces belles photos. Je suis tombée sur son site, l’atelier de lulu. Et là, je suis tombée sur ses jolis supports personnalisés. Entièrement fait main. Un album qui recueillera ces plus beaux souvenirs, de la maternelle au lycée.

J’ai aimé la personnalisation de l’album et les différents thèmes proposés (fée, pompier, licorne, rugby…). A nous de choisir l’inscription sur la couverture. Chaque support est bicolore (couleur au choix) et comprend 4 intercalaires « maternelle, en route vers le primaire, les années collège et le lycée ». Chaque photo est protégée par une feuille transparente. Et les 2 anneaux s’ouvrent afin d’y insérer des souvenirs supplémentaires.

Chouchou pourra y coller ses photos et noter le nom de ses copains. Elle a de suite adoré l’album licorne (forcément !), qu’elle a choisi noir et rose. Je trouve que c’est un chouette souvenir que de lui offrir la possibilité de voir et revoir tous ces souvenirs et de les trouver classés soigneusement, au même endroit.

Le petit + : l’album photo suit la scolarité de Babychou, de la maternelle au lycée ! Et lorsque j’ai recherché d’autres albums sur des sites de grandes enseignes, j’ai été déçue de constater que bien souvent, les supports ne contiennent que 8 pages : de la maternelle au primaire. Et après? Que se passe-t-il ? Les photos comptent pour du beurre à partir du collège ? Dommage, non ?

Alors voilà, aujourd’hui, Lulu et moi vous proposons un petit concours pour tenter de remporter l’album de votre choix. A vous de choisir les couleurs et thèmes pour votre/vos bambins. Je vous laisse zieuter les différents modèles sur son site (ici) et participer sur ma page en précisant le modèle retenu 😉

Parce que la photo de classe est une tradition à ne pas négliger, on dit YOUIIIIIIIIII (et on file jouer) 😉

Bonne journée, mes sweeties ❤

 

 

 

 

 

 

Que la lumière soit, et la licorne fut

Il était une fois, l’histoire d’une petite licorne magique venue tout droit d’un pays aux 1000 arcs en ciel pour égayer nos soirées et rassurer Chouchou dans un moment critique connu et appréhendé de tous … J’ai nommé… L’HEURE DU COUCHER ! Tu vois de quoi j’parle, n’est-ce pas ?!

Et pourtant, à base de principes à deux balles à la con, respectés scrupuleusement par mon n’Om et moi depuis la nuit des temps la venue au monde de Chouchou, nous rencontrons depuis quelques années des petits soucis pour endormir notre petite princesse.

Exit les « nous tenons à ce qu’elle s’endorme seule dans sa chambre, dans l’obscurité totale »…

Cela a fonctionné … 3 ans …

Puis un beau jour d’été, pendant les vacances et donc lors d’une période propice à l’absence de stress du rythme scolaire, c’est arrivé… Comme une envie de pisser… d’uriner … Il a fallu faire face …

Chouchou ne voulait plus s’endormir dans le noir.

Nous avons lutté … 3 jours …

Et avons cédé à la porte ouverte … « pour voir la lumière et pour vous entendre »… Adieu aux câlins de début de soirée sur le canapé … Tu vois encore de quoi j’parle, non ?!

Puis au hasard d’une belle rencontre sur la toile, je suis tombée sur Cuteland, une boutique en ligne So cute, qui propose des objets trop trop mignons et si adorables !!! J’ai totalement craqué … C’est LE site où je pourrai craquer sur TOUS les articles.

C’est ainsi qu’au fil de ma découverte, je suis tombée sur celle qui allait devenir le compagnon inséparable des nuits de ma Chouchou : la veilleuse la plus belle de toutes, la veilleuse licorne! A l’ouverture de notre colis, ma princesse l’a de suite adopté. Petite pour une prise en main idéale, Chouchou a pu choisir la couleur de son alliée nocturne : Rose (évidemment !), parmi 3 autres choix (blanche, jaune, ou violette) et l’emmène de partout pour des nuits plus apaisées pour elle, et pour nous (et la porte fermée 😉 !!)

Nous avons eu toutes les deux un vrai coup de cœur pour cette veilleuse qui se fond parfaitement bien dans le décor de sa chambre. Et même dans notre salon, mais je ne peux la lui volatiliser… (sauf pour les besoins de la photo hein)

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Une veilleuse licorne pour vous guider jusqu’au pays des rêves !

J’ai moi-même été piquée par le syndrome de la licorne magique et compte succomber très très bientôt aux chaussons chauffants licornes (et oui… je fais partie des 90% des femmes qui ont les pieds glacés dès le début de l’automne !)

C’est bientôt Noël, alors y a pas à hésiter quelques secondes. Un tour sur le site et vous serez convaincus. A la recherche d’un cadeau femme ? Choisir Cuteland, c’est avoir le choix d’objets originaux et sympas à petit prix à glisser au pied du sapin, dans l’assiette, ou dans la botte du Père Noël. Vous ferez des heureuses 😉 (non, non, je ne me sens pas visée…)

Petite mention spéciale aux licornasses qui suivent mes aventures et avis à toutes les nouvelles : il paraît que « l’abus de Cuteland peut vous transformer en Licorne ». Alors, on se dit à très vite aux pays des licornes magiques 😉

5 bonnes raisons d’aller à la Ferme aux Crocodiles

Aujourd’hui, nous avons eu le plaisir de découvrir un parc zoologique avec des bêbêtes pas très nettes. Je parle bien sûr de la Ferme aux Crocodiles, située à Pierrelatte, dans la Drôme. Une visite idéale pour une activité en famille.

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Hier déjà, j’avais des étoiles pleins les yeux rien qu’à l’idée de me retrouver face à ces crocodiles, alligators, caïmans et autres serpents. Un rêve de gosse. Passionnée, j’ai toujours rêvé de visiter le plus grand parc animalier européen dédié à la découverte des reptiles, situé seulement à 2h de Lyon.

Nous voilà donc partis ce matin, en famille, après un réveil un peu difficile, pour une sortie au zoo riche d’enseignement animal et botanique. Un trajet en voiture agréablement passé, en entonnant innocemment quelques comptines pour mettre Chouchou sur la voie… Ahhhhhhhh, ces crocodiles…

Qu’on se passionne ou non pour ces animaux, ce lieu incontournable est une structure touristique d’exception en Auvergne Rhône-Alpes. Voici 5 bonnes raisons de visiter la Ferme aux Crocodiles.

1. L’accueil

A peine arrivés dans cette serre de 8000m², – la plus grande serre tropicale visitable en France, nous avons été accueillis par une équipe d’animateurs souriants et sympathiques. Au fil de la visite, notre guide Céline a été très à l’aise et s’est montrée très disponible pour répondre à toutes nos interrogations et nous apprendre pleins de choses, à la portée de tous, sur la vie de ces animaux.

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2. La flore luxuriante

En entrant, on est de suite subjugués par ce milieu tropical et cette flore exceptionnelle. On en prend plein la vue et on est de suite « dans le bain », si je puis dire… Un jardin botanique époustouflant, des plantes exotiques à foison, des fleurs hautes en couleurs et des arbres fruitiers plantent le décor.

3. La diversité des espèces

Se rendre à la Ferme aux Crocodiles, c’est découvrir plus de 600 espèces animales, de quoi ravir petits et grands. Nous avons ainsi découvert une multitude de reptiles : des crocodiles du Nil, des Philippines, du Mexique, d’Afrique de l’Ouest, mais aussi des alligators du Mississipi, de Chine et même des alligators albinos, dénués de mélanine, et donc plus fragiles. Chouchou a été émerveillée par les tortues géantes, et moi fascinée par l’île aux pythons. Toutes deux avons pris aussi beaucoup de plaisir autour du bassin tactile des guppys, avec une petite « fish manucure » gratos !!!

4. Un programme bien ficelé

Pas de quoi s’ennuyer dans ce parc animalier. On lit avec enthousiasme et excitation le programme des animations pour découvrir des espèces uniques en Europe, pour assister au nourrissage des iguanes et des crocodiles, pour écouter des mini conférences sur ces animaux aquatiques et pour regarder des documentaires. Tout est agréablement bien pensé pour rythmer la journée. Entre chaque atelier, Chouchou et Petit Éclair ont pu se dégourdir les jambes dans les 3 aires de jeux qu’offre le parc (en intérieur et en plein air). Et pour chaque pause repas, la ferme propose 4 points de restauration offrant une multitude de choix pour répondre à toutes les faims.

5. La préservation de notre planète

Parce que tout le monde est concerné. Le parc oeuvre en faveur de la protection de ces espèces. Et j’aime plutôt bien l’idée, moi, l’écolo en herbe. Ce zoo préserve les crocodiles. Et l’association SOS Crocodiles participe à la sauvegarde de ces animaux dans le Parc Naturel Communautaire de la Vallée du Sitatunga, au Bénin. Ainsi 10 centimes d’euros sont reversés à l’association à chaque achat de billet d’entrée.

Coté écolo, on aime aussi les toilettes sèches du parc. La ferme aux croco est décidément écolo jusqu’au bout des crocs 😉

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Une bien belle visite à laquelle je ne vois aucun point négatif… Si ce n’est le fait de m’être imaginée, le temps d’un instant, en Guyane, avec son climat tropical très humide !!! J’ai du perdre 2 kilos en une journée… Il fait très chaud sous la serre, alors un conseil, valable pour petits et grands, prévoyez un tee-shirt sous les vêtements ou dans votre sac pour apprécier au mieux le parcours !

Bon plan : pensez aussi aux billets « coupe-file » en vente sur le site Internet de la Ferme aux Crocodiles pour gagner du temps lors des journées en période de forte affluence.

Pour finir, je tiens personnellement à remercier l’équipe d’animation, et également Daniel, pour leur bienveillance et leur accueil. Nous gardons un souvenir mémorable de cette sortie, une première en tant que blogueuse 😉

 

Mon rencard avec Paul

Entre nous, c’est une histoire compliquée… On s’est connus en 2006… A l’époque, tu te faisais appeler autrement. Nos chemins se sont croisés. Histoire de destinée.

Je me trouvais là, un peu paumée, mes bagages avec moi et tu m’as pris sous ton aile. C’était cool, tu m’as soutenu et accompagné dans une période difficile. Tu m’as rapidement aidé à remonter la pente et m’as permis de rencontrer du monde. Quelques mois ont suffit. Puis un beau jour tu m’as mis à la porte. Il était temps de voler vers de nouveaux horizons. Ce fut furtif. Court. Et bon.

Puis j’ai rencontré d’autres personnes. Qui m’ont fait grandir. Qui m’ont appris pleins d’autres choses. Qui m’ont donné encore plus confiance en moi. J’ai continué à me construire seule. J’ai connu deux autres aventures, et pas des moindres. Une de 18 mois, l’autre de 8 ans. Au final, tu ne m’as pas vraiment manqué. Beaucoup continuent de se plaire avec toi et recherchent constamment ta compagnie.

Cette dernière relation de 8 ans était faite de hauts et de bas, je sais. Et plus d’une fois, j’ai failli succomber de nouveau à tes appels. Mais je me suis accrochée. On peut dire que j’ai vraiment trouvé ma voie. Et un jour, bébé numéro 2 est arrivé… et sans trop comprendre pourquoi je me suis faite larguer à l’annonce de ma grossesse… Enfin, si, en fait, je crois savoir pourquoi… La condition féminine n’a pas vraiment évolué depuis l’époque de nos mères… J’étais triste. Déçue. Détruite. J’ai perdu toute confiance en moi. J’étais saisie d’un sentiment d’injustice alors que tout me souriait avec lui.

Et à ce moment là, Paul, tu étais là. Comme toujours. Prêt à m’accueillir les bras grands ouverts. Une soupape d’oxygène me permettant de vivre agréablement. Pendant un temps. Toi et moi, c’est une histoire qui roule depuis 18 mois. Mais nous ne pouvons pas continuer plus longtemps, Paul. Je te remercie de ta générosité. Tu m’as permis de profiter pleinement de mes enfants et d’entreprendre de nouveaux projets, me permettant de regagner confiance et maturité. Mais cette relation est vicieuse. Et néfaste.

Aujourd’hui, je suis prête. Je me sens l’âme d’une guerrière, sur le point d’affronter de nouveau la jungle « métro boulot dodo ». Alors je te le dis, bien dans les yeux. C’est fini entre nous. Tu auras peut être du mal à te défaire de moi, mais je ne me fais pas de souci pour toi. Tu prendras (hélas) de nouvelles personnes sous ton aile. Je ne veux plus de toi. Au final, tu me fais plus de mal qu’autre chose. Ça va une fois, pas deux. Je ne te supporte plus. Je recherche quelqu’un de fiable, avec qui partager ma vie plus longtemps que 24 mois. J’aimerai une relation saine et durable de plusieurs années où je puisse m’épanouir et me faire plus plaisir. Un besoin vital après tout, pour nous tous. Me sentir bien à nouveau dans mes baskets, dans ma vie de maman, mais avant tout de femme.

J’ai bien cru il y a 2 semaines, avoir trouvé la perle rare, un peu loin de chez moi, mais j’étais prête à faire la route pour construire quelque chose de nouveau. Hélas pour moi, cette relation n’a pas collé.

Si dans quelques mois, tu n’as toujours pas compris, je mettrai définitivement un terme à notre relation chaotique. Bref, je ne serai plus inscrite au Pôle Emploi.

Dou you spik angliche ?

« – Where is Bryan ? – Bryan is in the kitchen ». Qui ne se souvient pas de cette question mémorable apprise en cours d’anglais au collège (peut être la seule que nous ayions d’ailleurs vraiment retenue) ? Des années plus tard, le niveau d’anglais des adultes, malgré certains profs pourtant très pédagogues, restent hélas très bas.

Nous avons donc décidé, dès le plus jeune âge de Chouchou, de l’inscrire en cours d’anglais, avant même qu’elle n’entame l’école primaire, afin de la familiariser avec la langue de Shakespeare et de lui ouvrir le maximum de portes pour son avenir.

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Les Petits Bilingues – Lyon

C’est ainsi que dès ses 3 ans, nous avons recherché un centre d’apprentissage, qui s’adapte aux évolutions des enfants et aux attentes des parents. Nous avons eu le coup de cœur pour Les Petits Bilingues, organisme crée en 1992 et présent sur tout le territoire, qui s’adresse aux enfants de 1 à 15 ans, mais aussi aux lycéens/étudiants, aux adultes, et aux professionnels.

Nous avons donc inscrit Chouchou dès 2015 pour un atelier hebdomadaire d’une heure, en mini groupe de 6 à 12 enfants. Après deux ans d’initiation, elle connaît une multitude de mots sur pleins de thèmes (animaux, alphabet, chiffres, couleurs, émotions, scène de la vie courante, temps), a un très bon accent, et mémorise très vite ses cours. Preuve en est, je lui ai demandé hier ce que signifiait « fox », elle m’a répondu du tac au tac, sans même s’être entraînée cet été. Je laisse le soin aux moins bilingues de chercher la traduction 😉

Issue de deux origines différentes (hispano-arménienne), avec mon cursus universitaire en Langues Etrangères Appliquées anglais-espagnol-italien, Chouchou baigne déjà dans un environnement multilingue et cela lui donne une très bonne oreille pour l’apprentissage des langues.

Les Petits Bilingues ont su se différencier par une approche pédagogique ludique. Chacun des profs est d’origine anglo-saxonne et les cours se font exclusivement en anglais. J’aime aussi leur application mobile, qui propose chaque semaine, un résumé de l’atelier suivi par l’enfant, les chansons apprises en groupe, le programme de l’année, et les différents badges à collectionner.

Sachez aussi que l’organisme propose des stages pendant les vacances pour les 3-15 ans : un concentré d’anglais pour renforcer l’apprentissage de l’école/du collège en quelques jours, avec un petit spectacle de clôture.

Niveau coût, bon, on va pas se mentir, c’est pas gratuit. Mais franchement, vu le bénéfice des deux années passées et l’aisance qu’elle a à chanter, parler et comprendre certains mots, on ne regrette rien. C’est un plaisir pour elle chaque mercredi que de s’y rendre.

Alors si vous aussi souhaitez que votre chère tête blonde excelle dans l’une des langues les plus parlées au monde, n’hésitez pas, contactez Les Petits Bilingues. Yes, you can. (Oui, tu peux).

 

 

 

Il y a le ciel, le soleil, et Fizzer…

Adepte de photo , sans cesse à la recherche de créativité et d’originalité, et résolument fan de mes poussins, – il va s’en dire, j’ai trouvé ZE application pour mixer ces trois passions : FIZZER ^^

J’ai eu l’occasion de tester l’appli pour la fête des pères. Je voulais envoyer une carte sympa à Chéri au boulot. Une carte qui change de Dromacarte, hein (tu sais, les anciennes cartes virtuelles). Je veux dire, une VRAIE carte postale, comme dans l’ancien temps, quoi… Mais avec une petite touche fun et moderne ! #RetourAuPapier

Alors j’ai choisi FIZZER. Exit les cartes complètement ringardes pour les anniversaires, les remerciements, les faire part de naissance, les vacances… FIZZER est une application révolutionnaire et ultra originale pour l’envoi de vos cartes cet été (mais pas que, hein!), c’est l’application à télécharger et conserver dans vos portables, que j’ai testée et approuvée au premier clic !

Rien de plus simple pour l’utiliser. Tu prends ton smartphone, tu télécharges l’appli, disponible sur Android et iOS, mais également sur le web, et tu te laisses guider. J’ai donc photographié Chouchou et Petit Éclair sous leur meilleur angle, j’ai choisi mon thème de prédilection parmi une sélection très variée, – Globe trotter, Vacances à la mer/montagne, Love, Sport, Anniversaire, Naissance, Remerciement, Fleur, Animaux,  (j’adore celui avec les flamands roses dans la série Vacances à la mer!). Libre à toi d’agrémenter ensuite de stickers et de texte. Puis place à ta petite page d’écriture au verso. Enfin, tu complètes les adresses des heureux destinataires, et c’est TOUT ! FIZZER s’occupe du reste. Le petit + : la signature manuelle retranscrite sur la carte. J’ai donc laissé signer Chouchou sur la carte de Chéri. Et la surprise fut carrément réussie pour Chéri qui l’a reçu au boulot, tout fier d’afficher sa carte sur son bureau !

Le petit ++ en vacances (surtout en terme d’organisation de maman overbookée que nous sommes!): si toi aussi, tu es comme moi, à tout faire en speed au dernier moment, pas de panique ! Plus besoin de courir aux quatre coins de la ville pour chercher une boite aux lettres le dernier jour de tes vacances pour poster tes cartes. Et ca, c’est quand même un sacré poids en moins 😉

Sautez le pas, soyez original et dites-vous que cette année, votre carte postale sera si originale qu’elle ne finira pas dans le tiroir de la commode de mémé Rolande !!!

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🌴GRAND JEU DE L’ÉTÉ 🌴

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Bel été à tous !

Triste temps pour un premier jour de Printemps

Il est de ces moments difficiles où l’on prend conscience que les rôles s’inversent, que nous ne sommes plus les bébés de nos parents (enfin, si, bien sûr, nous le serons toujours, hein) mais je parle du niveau de degré de responsabilités qui croît avec le temps.

Aujourd’hui, j’ai besoin de l’écriture comme exutoire, un besoin de me livrer à l’inconnu. Comme si c’était pour au final n’ennuyer personne autour de moi… Paradoxe.

Tout ce silence depuis quelques mois, ce sourire de façade, ces faux semblants d’airs joyeux, cette rage de poursuivre mes études dans le cadre de ma reconversion professionnelle… je n’en peux plus.

J’ai face à moi un tableau qui s’assombrit dans cette étape de ma vie. Cette étape fatidique et cruciale qui te dit que tu bascules « de l’autre côté », du côté ou les Bisounours ont bel et bien disparu du paysage enchanté de notre enfance, du côté où les couleurs noires et grises viennent obscurcir l’arc en ciel que tu t’es bâti depuis ton plus jeune âge.

Petite introspection. Originaire de Lyon, fille unique, enfance heureuse malgré le divorce de mes parents à l’âge de 7 ans. Très fusionnelle avec ma mère, très complice avec mon père, je n’ai jamais manqué de rien. Ni même d’un frère ou d’une sœur. Enfin, à cette époque. Et oui, j’avais les copines pour « compenser ». Ah si, j’avais un chat ! Mon confident number-one. Dieu sait qu’il en a entendu des secrets, celui-ci !

Puis on grandit, on murit, on fait sa vie. Logique, quoi.

Puis les années avancent, et le ciel se couvre peu à peu. L’arc en ciel se ternit. Me concernant, ce paysage a changé depuis mes 34 ans. C’est tout neuf. Mais Dieu que ça fait mal de ne plus voir le soleil depuis 4 mois.

Je vais rentrer dans le vif du sujet, celui qui fait saigner mon cœur. L’état de santé de mon père, le 1er homme de ma vie. Mon papou, mon 1er fan. Depuis décembre, les choses ont pris un autre tournant, des nuages sont venus se propager au-dessus de notre tête.

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Un beau jour de décembre 1982 avec déjà la main protectrice de papa

Le 1er nuage flottait déjà depuis plusieurs années… une dépression venue de nulle part… une maladie très sournoise, que peu de personnes peuvent comprendre. Puis en  décembre, ne pouvant plus surmonter ses crises d’angoisses de plus en plus fréquentes, il a choisi de se faire hospitaliser. 1er anniversaire et 1er Noël sans papa. Dur. Sa maladie devenait incontrôlable et terriblement handicapante. Cette connasse apparaît subitement, et laisse papa dans un état difficile. Quelques minutes où il perd pied, où il a l’impression que tout s’écroule et qu’il ne surmontera pas. Mais « on n’en meurt pas », nous disent les médecins.

Le lendemain de mon anniversaire, il est entré en clinique psychiatrique. Non, pas un asile de fous. Un établissement où les patients y sont de plein gré, pour se guérir de burn-out (très tendance en ce moment !), de tocs, de chocs post attentats… Cinq semaines passées dans un établissement semblable à un hôtel. Un parc verdoyant, des salons privatifs, un personnel accueillant… Papa a mis tout de même du temps à s’acclimater. Forcément, quand on parle de psychiatrie, ça fait peur. Puis au bout de quelques jours seulement, il a rencontré des personnes bien charmantes et son côté aimable et souriant lui ont permis sans surprise de se faire des copains. Le professionnalisme des équipes a permis de mettre en avant son taux de diabète élevé et il a dû passer sous insuline une semaine avant sa sortie. Enorme rejet à l’annonce de cette nouvelle. « Il manquait plus que ça ». Une autre entrave au paysage. Papa est insulino-dépendant, et il va falloir faire avec.

Ok. Mais il n’y a pas que ça. Problème de l’établissement… C’est une clinique… et qui dit privé dit finances. Malgré que le travail psychologique ne fusse pas terminé, il a fallu mettre fin à son séjour. Un dossier d’aide sociale a été monté pour prendre en charge tout ou partie de son hospitalisation. Loin d’être évidente, la gestion de ces tâches administratives dans cette jungle d’organismes sociaux.

Loin d’être guéri et toujours hanté par des envies suicidaires, j’ai refusé qu’il réintègre son domicile. D’ailleurs, il n’en était pas capable. Physiquement capable, je veux dire. J’ai voulu l’installer chez moi, mais avec la reprise de mes études, et les enfants, cela n’allait pas être une bonne convalescence pour papa. Maman s’est « substituée » à moi. Elle l’a accueillie chez elle, lui permettant ainsi d’avoir de la compagnie et de bons repas préparés avec amour par la meilleure cuisinière au monde ;-).

Cette « dépression », nous en sommes loin maintenant, face au nouvel anticyclone qui s’est abattu sur nous fin janvier. Effectivement, loin parce que les derniers médicaments contre les angoisses prescrits à papa à la clinique se sont avérés efficaces, après quelques semaines. Papa ne ressent plus aucune angoisse depuis mi-février. Mais en plus, papa s’est choppé un œdème à la cheville (il avait déjà un peu la jambe et la cheville enflées à la clinique), en plus de son épine calcanéenne, il devenait difficile pour lui de poser le pied à terre et de marcher. Sa cheville droite présentait quelques micro-fissures qui laissaient s’écouler comme de l’eau. Nous avons donc pris rendez-vous début février avec le chirurgien vasculaire, qui lui a déjà posé un stent en 2014. Compte rendu de la visite : état général moyen, risque cardio vasculaire élevé, inopérable pour l’instant. Priorité donnée à la stabilisation de son diabète et à la résorption de son œdème.

Troisième phase : rendez-vous pris chez un diabétologue. Un grand ponte de la région. Et à quel prix ! De nombreux appels et un acharnement qui ont payé puisque nous avons décroché un entretien très rapidement. Note pour moi-même : ne jamais lâcher et toujours s’acharner pour obtenir ce que l’on veut. L’œdème a été soigné, en partie. Des infirmiers sont venus quotidiennement à la maison. Mais néanmoins, celui-ci a de la difficulté à cicatriser, en raison de son diabète et de l’obstruction de ses artères. Il faut revasculariser le pied.

Retour auprès du chirurgien vasculaire, que nous essayons de nouveau de joindre à plusieurs reprises pour tenter d’organiser au plus vite un angioscanner. Depuis le 2 mars (feu vert du diabétologue pour poursuivre en chirurgie vasculaire), nous attendons ce putain de rendez-vous.

En France, tu marches ou tu crèves.

Nous y voila. Premier jour de printemps. Après deux semaines sans aucune avancée, aucun rendez-vous, nous avons pris la décision avec maman d’emmener papa aux urgences le 20 mars, face à sa douleur insoutenable à la jambe qui l’empêche de dormir depuis maintenant un mois et demi. Une douleur silencieuse, papa ne parle pas beaucoup ni ne se plaint. Mais je devine qu’il est au plus mal, malgré une attitude sereine qu’il essaye d’afficher. En vain. Je le connais par cœur. Déjà se sentant « en charge » pour maman, il n’est pas dans sa nature de se plaindre. Mais sa plaie à la cheville le tiraille, son cœur s’essouffle. Ça le lance. Mais personne n’est à même de le soulager. Maman me dit qu’il est essoufflé, qu’il ne sait plus comment se mettre pour dormir. J’ai beaucoup de peine à l’imaginer dormir assis. Lui qui déjà est pris d’insomnies fréquentes. Il ne peut mettre sa jambe à l’horizontal, ça le lance trop. Il a envie de se jeter par la fenêtre. Il n’en peut plus de ces médicaments, de cette chienne de vie. Plus rien ne l’intéresse. Il adore ses petits-enfants mais n’a plus la patience de s’en occuper. Il a trop de soucis en tête, qui viennent perturber la logique affective d’un grand père. Soucis de santé et financier tournent en rond dans sa tête. « Tu vois, Astrig, si on m’avait dit que ma retraite se passerait comme cela, je n’aurai jamais signé… »

Mis en retraite anticipée pour gérer à l’époque sa sœur malade, puis son père, puis sa mère, j’ai l’impression que depuis ces trois disparitions consécutives, il n’a jamais vraiment refait surface. C’est ça la vie, loin des idéaux que l’on s’est fixés durant notre jeunesse. C’est fou comme la vie, soudain, peut perdre de sa magie…

Mardi.

Le lendemain de son admission aux urgences, nous n’arrêtons pas d’appeler le service vasculaire. Enfin, eut-il fallu qu’on l’admette aux urgences pour qu’il puisse passer l’angioscanner hier soir. Il faut donc en venir là pour être entendu et soigné ?? Ce système de santé publique à la Française, que je côtoie maintenant depuis quelques mois, me débecte. Un accès aux soins semé d’embuches avec la barrière de la secrétaire, qui ne délivre aucune information et qu’il faut relancer à chaque fois, une explosion des délais pour obtenir un rendez-vous auprès d’un spécialiste… Mais quand va-t-on ENFIN réagir ! Il faut en moyenne 117 jours d’attente pour une consultation de spécialiste ! C’est honteux.

Mardi en fin de matinée, papa m’appelle pour me dire qu’il passe au bloc à 14 heures, qu’il est donc inutile de passer le voir aujourd’hui. Opération ? Quoi ? Aujourd’hui ? Déjà ? Si vite ? Ah oui, effectivement, il était donc temps que nous prenions les choses en main !!! Puis nous parvenons enfin à joindre le professeur en charge du service, qui nous livre les premières constatations. Tableau pas très optimiste. Pompe cardiaque altérée, insuffisance cardiaque, état de santé sévère. Il faut soigner l’urgence : revasculariser la jambe pour que la circulation sanguine se fasse mieux.

– L’URGENCE ? Parlons-en de l’urgence !!! Près de 3 semaines d’attente pour avoir un rendez-vous pour un scanner. NOUS, avons pris la décision de l’emmener aux URGENCES ! –

Il ajoute que c’est un assistant qui va s’occuper de lui. Un assistant ? Pour une opération ? Alors qu’il est « en mauvais état » ??? Aaaaaah, ces médecins… Avares d’explications. Nous n’en saurons plus. Il dit qu’il ne peut pas prendre 10 minutes avec chaque famille de patients. Soit. Mais nous voulons en savoir plus !!! Nous ne sommes pas des numéros. On a le droit à un minimum d’informations, non ? Finalement, une infirmière nous explique qu’il n’est pas question d’opération, mais d’un examen des artères. Ouf. Nous comprenons donc que le rendez-vous se passe avec son assistant. Quiproquo.

Un mardi noir, pour moi. Les larmes ne peuvent s’arrêter de couler. Le discours du professeur m’a profondément affecté. J’ai l’impression que papa va bientôt me quitter. Mais non. Non, non, non. Il faut que j’ôte cette idée de ma tête. Ma tristesse devient incontrôlable. Je ne peux plus me retenir devant mes enfants. Je suis dans la lune en permanence. « Maman, tu es dans la lune parce que tu penses à papi ? ». Oui, ma chérie. Tu comprendras plus tard les douloureuses épreuves de la vie. Mais je veux encore te protéger quelques années, hein, je veux que le soleil rayonne tous les jours pour toi. Alors je me contente d’un simple « maman est fatiguée mon cœur ».

Après son artériographie, je n’ai pu me rendre à ses côtés. Loulou rentrait tard et personne pour garder mes poussins. Maman est donc allée lui rendre visite. Black Thursday. Je me suis sentie vidée, oppressée, envahie par l’angoisse. Ces angoisses, les revoilà…

Mercredi.

Je me réveille les yeux gonflés. Chouchou est venu tôt me rejoindre dans le lit. Je me réveille donc à ses côtés, et les larmes coulent. Encore et encore. Je n’arrive pas à me retenir. Incontrôlable.

Je me prépare et accompagne Chouchou à ses activités et mets en place maman pour me garder Petit Eclair. Puis l’après-midi, je me libère un moment pour enfin rendre visite à mon papou, la mine défaite, mais avec quelques artifices, je suis parvenue à dissimuler les traces de la nuit difficile passée. J’ai rechargé les accus en le voyant. Même si je l’ai trouvé fatigué, les traits tirés, un peu irritable et un brin vulgaire. Mais la faute aux médicaments, à leurs effets indésirables, à son ras le bol, à sa douleur quasi présente depuis plusieurs semaines. Son petit cœur en souffre aussi. Cela me rassure qu’il soit dans un cadre hospitalier. Maman, je sais que pour toi aussi, c’est un soulagement de savoir papa entre de bonnes mains. Toi qui fais tout pour lui, pour moi, depuis le 23 janvier, date de sortie de la clinique psychiatrique. Je n’ai jamais connu de femme plus extraordinaire que toi. Mais comment est-il possible d’avoir sur terre, une femme aussi formidable et généreuse que toi maman ? Quelle bonne fée t’a donné tout ce dynamisme et cette bonté ? Quelle ex-femme ferait cela pour le père de sa fille ? Bien sûr, il n’y a plus d’amour (j’ai d’ailleurs longtemps cru et espéré que mes parents se remettraient ensemble, comme bon nombre d’enfants de parents divorcés), mais toujours de l’affection… Enfin, je pense… Malgré les petites disputes et incompréhensions qui peuvent refaire surface lors de la cohabitation…

Je rentre à la maison en fin de journée, je reçois un appel de papa qui m’annonce la cerise sur le gâteau : « l’interne vient de me dire que je peux rentrer à la maison demain, que j’aurai même pu rentrer avec vous aujourd’hui ». Silence. Bug. Incompréhension. Autre monde. Allo la lune, ici la Terre. C’est une caméra cachée ??? Alors comment ça se passe ? Après le discours pas rassurant du chirurgien vasculaire d’hier, qui résonne encore dans ma tête, on fait quoi ? On prend sa valise et on rentre chez soi. Mais chez soi, Monsieur Le Docteur, vous parlez de l’appartement de mon père, au 3ème étage sans ascenseur (il n’est pas censé savoir qu’il est pour le moment hébergé chez son ex-femme) ? Il est juste incapable de poser le pied à terre et souffre beaucoup. Alors on fait quoi ? Il fait un infarctus et on le ramène à l’hosto ???

Pauvre France, tu marches ou tu crèves.

Finalement, à force d’acharnement (tiens, le revoilà, celui-ci), maman réussit à obtenir une prolongation de séjour d’hospitalisation. Jusque samedi.

Jeudi.

Il était prévu que papa passe une échodoppler du cœur. Rendez-vous fixé dans le vent. « oui oui ne vous inquiétez pas, vous avez bien rendez-vous, il y a un peu de retard pour l’examen, mais c’est prévu aujourd’hui, au sein même de l’hôpital ». Alors que la veille même, l’interne nous indique que l’examen aura lieu dans un autre hôpital, spécialisé. Ils nous prennent vraiment pour des cons, y a pas à dire. Ayant un rendez-vous à l’école pour un spectacle de chant de Chouchou à 17h, et le rendez-vous de papa étant normalement fixé à 14h, je décide tout de même d’aller le voir. Il est 15 heures. Je le vois, tant mieux, et s’il est déjà en examen, je le verrai demain. Mais je prends le risque d’y aller. Quelques instants avec mon père, c’est mieux que rien. Au final, il aura attendu tout l’après-midi… sans qu’on ait plus d’informations et sans qu’on nous prévienne, bien entendu. On saura seulement le lendemain que l’examen cardiaque se fera dans l’autre hôpital, comme initialement prévu, donc, et le 30 mars…

Semaine merdique. Mine dépitée. Mon homme est en voyage pour 3 jours jusque samedi. Je dois gérer. Les tâches de la maison, les enfants, mes préoccupations mentales – mes études, c’est en standby. Non, je ne suis pas WonderWoman. Je ne peux pas. Je ne peux plus. Je comprends que papa est fatigué. Que c’est peut-être la fin. Mais non, les médecins se protègent. Enfin, je crois. Oui, c’est ca, papa est solide et costaud. Il va tenir bon. Malgré la douleur, je sais que tout va bien se passer. Nous allons gentiment attendre une future date d’opération que j’espère très prochaine. Avant sa sortie, l’interne a parlé de la semaine 14, soit la 1ère semaine d’avril. Donc plus qu’une semaine à patienter. Enfin, normalement …

En attendant, nous voilà samedi, il faut rentrer à la maison. Chez maman. Le week end fut difficile. Beaucoup d’appréhensions de la part de maman de gérer à nouveau un patient chez elle. De nouveau, elle va héberger papa, malade. Et que rien au final n’a été fait depuis son hospitalisation d’urgence. Si, ils nous ont dit qu’il repart en meilleur état que celui dans lequel il est arrivé lundi… Ils ont stabilisé son diabète. Le retour à la cohabitation fut compliqué. Maman manifeste son affection de manière maladroite en étant très maternelle : prise de médicaments, arrêt du tabac…

Oui, papa continue à fumer. Cette salope de cigarette l’a séduit et attrapé dans ses filets lorsqu’il avait 15 ans. J’ai toujours vu papa fumer. Je me souviens encore, lorsque j’étais à mes cours de solfège et piano quand il m’accompagnait, il était toujours en avance pour venir me chercher à la fin du cours. Je le savais, je reconnaissais sa toux derrière la porte, dans le couloir…  Dieu merci, le cancer n’est pas venu taper à sa porte. Mais une autre maladie grave le bouffe depuis des années : l’artérite. L’artérite des membres inférieurs altère la circulation sanguine à cause du rétrécissement du diamètre d’une artère et provoque des douleurs en marchant. Il faut donc revasculariser sa jambe et son pied et passer par l’intervention chirurgicale. Les jours d’attente paraissent des mois pour papa.

Dimanche, je décide de sortir changer les idées à maman. Car il ne faut pas oublier aussi ceux et celles qui s’occupent des malades. La prise en charge est lourde. Nous allons nous oxygéner. Je vois maman pleurer. Maman ne pleure jamais. C’est le trop plein. Puis les engueulades aussi. Puis le fait qu’il ne cesse de fumer. Puis le fait qu’il veuille tout envoyer balader. Elle encaisse. Pourtant papa a conscience de tout ce que maman fait de bien pour lui. Je vous défie de trouver une personne comme elle, si généreuse et bienveillante. Une bonté décuplée.

Cette semaine, à compter de mardi, mon loulou étant en séminaire (absences difficiles à gérer en ce moment. Je suis sur tous les fronts), ma grand-mère vient profiter de ses arrières petits enfants à la maison. Maman est invitée aussi. Les 4 générations se retrouvent. C’est une joie. Un peu de soleil qui rentre dans la maison et chasse les nuages. Maman et mamie vont pouvoir bouffer mes petits poussins qui leur redonnent tant le sourire. Maman va pouvoir ainsi se couper du « lourd » quotidien qui lui pèse. Je continue à voir papa chez maman, toute la semaine. J’en profite aussi aujourd’hui pour lui couper les cheveux, il avait une de ses tignasses ! Je suis sa coiffeuse attitrée depuis des années. C’est notre petit moment à nous. On aime bien se retrouver. On échange sur nos souvenirs, et il en va de confidences en confidences.

Mercredi, grand mamie et moi-même emmenons Chouchou a ses activités extrascolaires, et au retour, on s’arrête chez maman. Mamie veut voir papa. Cela fait plusieurs mois qu’elle ne l’a pas vu. Malgré le divorce de mes parents il y a 30 ans, mamie est toujours restée proche de son ex-gendre. J’apprendrai plus tard dans la soirée, qu’elle a été choquée de voir papa si amaigri. Il a perdu 25 kilos en 2 ans. Sans visiblement d’inquiétude de son généraliste. Ce pauvre naze. Juste compétent pour soigner une angine. Pour le reste, combien de fois l’ai-je interrogé sur la perte de poids fulgurante de papa, sur son taux de diabète avoisinant les 11. Pas d’inquiétude pour lui. Il a perdu du poids ? Il mange moins. Il a du diabète ? Qu’il arrête le sucre. Mais lui qui connait papa depuis des années, croit-il vraiment que papa est le genre de personne à s’empiffrer de Haribo ou gâteaux devant la télé ?! Arrêtons les imbécilités. Je lui en veux terriblement. Il s’est contenté pendant des années à lui donner des traitements contre le diabète par voie buccale. Mais cela ne suffisait plus. Il aurait peut-être fallu le passer sous insuline plus tôt. Beaucoup plus tôt. On n’en serait peut-être pas au point d’infection de son œdème, de décompression cardiaque non plus.

Le lendemain jeudi, je passe le voir aussi. Je dois l’emmener à son échographie cardiaque. Je le dépose devant l’entrée, puis file chercher une place de parking. Lorsque je reviens, il a une cigarette à la bouche. Que dire, que faire ? Lui en parler ? Lui interdire ? Il le sait. C’est pas bien. Il est déjà passé de 20 à 3 cigarettes par jour. Ok, mais ce n’est plus suffisant, il faut totalement arrêter. Alors je prends mon mal en patience, me tais et lui fais confiance, il va y arriver. Comme ce jour de la semaine dernière ou après l’avoir évoqué ensemble la veille à l’hôpital, il est allé demander un patch à l’infirmière. Je ne désespère donc pas. La volonté est belle et bien présente, contrairement à il y a quelques années.

11h30. Nous sommes dans la salle d’attente. Je nous prends en selfie. Moi et mes photos. Encore. Papa me dit qu’il ressemble de plus en plus à son père. Il s’impatiente. Puis me demande ce que je peux bien regarder sur mon téléphone. Ça l’a toujours intrigué, ces gens qui passent des heures sur leur téléphone. Que regardent-ils ? Alors je lui montre un peu mon fil d’actualités sur Facebook. Ça passe le temps. Puis l’infirmière arrive. Je veux faire le rendez-vous avec lui. On me répond que je peux rester juste pour l’entretien. Mais qu’ensuite, je serai priée de quitter la salle pour l’examen. Ils vont lui injecter un produit pour voir comment le cœur s’accélère puis ensuite un bétabloquant, pour à l’inverse, ralentir son rythme cardiaque. Je quitte papa. Le cœur gros. J’ai le cœur serré. Le simple fait de le quitter m’angoisse énormément. Je patiente en salle d’attente. Il y en a pour une heure normalement. 13h. L’infirmière vient me chercher. J’entre dans la salle. Papa est debout et me lâche « ils vont me garder quelques heures ». Le médecin qui a fait son examen me dit que le cœur est fatigué. Comme il a été très stimulé, il est plus prudent de le garder quelques heures aux urgences. Elle ajoute qu’il faudrait peut-être faire un contrôle supplémentaire des artères avant l’opération. A voir avec l’anesthésiste. Et c’est à ce moment même que j’apprends par papa que l’anesthésie ne sera que partielle. L’infirmière amène alors un fauteuil roulant et je vois papa partir avec l’infirmière aux urgences. Les larmes me viennent. Je suis le fauteuil. Il ne faut pas que papa me voit.

Désormais, je ne suis plus la petite fille de mon papa, mais l’adulte qui s’occupe de son petit papa. Je quitte l’hôpital, pensive. Je me sens seule. L’après-midi passe très lentement. 15h. Toujours aux urgences. Il n’en peut plus. Il ne peut pas s’allonger. Sa jambe le brûle. Il n’a pas mangé, ils ne lui ont rien donné. J’appelle les urgences et leur ordonne de lui donner un plateau repas et un tranquillisant. Plus rien à foutre, je dis tout haut ce que je pense. Ca suffit de fermer sa gueule et d’être pris pour des cons.

17h30. Enfin. J’appelle les urgences. Papa n’est plus dans le service. J’arrive à le joindre sur son portable. Je devine qu’il est dehors. Il fume. Je me dépêche de venir le chercher. Puis nous rentrons chez maman. Je l’accompagne jusqu’en haut. J’ai ce besoin de prendre mon oxygène auprès de lui. De profiter encore et encore. Ne dit-on pas assez souvent de profiter des moments simples de la vie, des êtres qui nous sont chers à notre cœur. Je lui prépare et réchauffe son repas que maman a préparé avant de venir s’occuper des enfants chez moi. Je reste un moment à ses côtés pendant son repas. C’est tellement plus agréable que de manger seul.

Petite anecdote. Avant de partir de chez maman, je lui montre comment fonctionne Whatsapp et l’appel vidéo. A peine rentrée chez moi, mon papou futur geek en herbe 😉 a bien retenu la leçon et passe son premier appel en visio. Et voilà qu’à partir de ce jour, nous n’émettons que des appels visio entre nous. Je fais secrètement des captures d’images. Car papa, les photos, contrairement à moi, ça le gave. Quand je lui dis de prendre la pose, il s’impatiente gentiment.

Le lendemain, maman lui fait plaisir et lui amène un kebab, son péché mignon. C’est si simple de profiter des petits plaisirs de la vie.

La semaine se termine petit à petit, lentement, très lentement. Trop lentement. Le temps parait une éternité. Coup de massue. Le service de chirurgie vasculaire nous annonce que l’opération aura lieu non pas en semaine 14 comme annoncée par l’interne lors de son récent séjour à l’hôpital mais la semaine du 14 avril… Une semaine supplémentaire à attendre. C’est vraiment du foutage de gueule. Papa s’était préparé, maman était soulagée. Les deux ont bien entendu semaine 14. Et là, l’équipe médicale joue sur le fait qu’ils ont mal compris. Or cela ne peut pas être la semaine du 14, puisque le 14 tombant un vendredi… Ils se rattrapent comme ils peuvent.

Ma haine contre les services de santé publique est immense. Bien sûr, papa n’est pas le seul patient. Mais dans ces conditions, on se moque des autres. A qui la faute si les hôpitaux sont surpeuplés, les délais d’attente d’opération si longs ??? Nous vivons dans un système sanitaire qui part à la dérive. Dysfonctionnement total. Automédication auprès de nos généralistes, accès aux soins détérioré, attente de rendez-vous interminables auprès des spécialistes. Résultat : 2 Français sur 3 refusent de se soigner. A cela rajoutez la difficulté d’obtenir des informations. C’est rageant. Démotivant. Frustrant.

Une nouvelle semaine commence. Mêmes douleurs. Mêmes rengaines.

Maman me gardent Chouchou pour deux nuits dans la semaine. Ca me soulage un peu. Puis ça leur apporte un peu de gaieté et de légèreté à la maison. Je demande à papi de lui dire son livre ce soir. Le livre des Pourquoi. J’adore ce livre. Avant le repas, ils font aussi une partie de Mistigri (pour faire plaisir à Chouchou) et une partie de 5000, un jeu de dés (pour faire plaisir à papi). Multiplier au maximum les souvenirs avec ses grands-parents, voici ce qui me tient à cœur.

Fin de semaine. Papa souffre de plus en plus. Il me demande alors un service : d’aller chercher sa béquille chez lui, afin qu’il puisse y mettre son poids et continuer à marcher. Le lendemain, je la lui apporte. Courage papa, tiens bon, dans 3 jours, tu rentres à l’hôpital. Et dans 4 jours, tu seras opéré. Tout va bien se passer.

Nous y sommes. Jeudi 13 avril. Un VSL attend papa en bas de l’immeuble. Je décide de le suivre en voiture. Maman est à ses côtés. Nous sommes toujours à ses côtés. Nous l’avons accompagné dans sa chambre. Il a une chambre seule. Il est content. Il n’a pas envie de faire la causette à un voisin de chambre. Il veut se retrouver au calme. Il est soulagé d’être ici. Il a tellement hâte d’être opéré. Marre de souffrir. Mais je le sens aussi angoissé mon petit papounet. L’interne est passé et l’a rassuré. Papa lui a demandé à 2 reprises si, immédiatement après l’intervention, tout irait mieux. L’interne a acquiescé. Le bien-être sera immédiat. Puis nous quittons papa car nous devons aller chercher les enfants.

Papa m’apprend ce soir par téléphone que l’anesthésie sera finalement générale. C’est plus simple pour eux. Ça rassure papa. Tant mieux. Je le suis un peu moins. Je n’en saurai pas plus. Je le rappelle une seconde fois, en prétextant un motif quelconque, mais juste pour l’avoir encore au téléphone. Chouchou lui lance, par visio « Bon courage papi ». Merci ma puce. Des mots simples qui résonnent encore en moi.

Ce soir, j’ai le cœur gros, la gorge serrée, la poitrine oppressée. Voici 2 nuits que j’ai du mal à dormir. J’angoisse. Les souvenirs se bousculent dans ma tête. Je me sens seule. J’ai l’impression de tout gérer. Je m’efforce de me souvenir du moindre détail, par peur de les oublier dans quelques années. Je suis nostalgique du temps qui passe. J’aimerai tellement retourner en Enfance, cette planète rose de l’insouciance, là où il n’y a pas de problème et où le temps paraît être une éternité. En fait, j’ai l’impression de vivre sur une autre planète depuis quelques mois. Coupée de tout. Je ne peux me livrer à mon entourage car il faut être passé par là, pour comprendre. Puis tout le monde a ses soucis, hein. Les véritables amis se révèlent, ceux qui malgré tout sont là, et envoient des petits messages de soutien et réconfort. Ce soir, je suis seule, là, sur mon canapé, et regrette de n’avoir eu un frère ou une sœur avec qui partager ma peine.

Ce soir, je ne pense qu’à toi, papa. Je ne suis pas prête à vivre sans toi, alors accroche toi, fais le pour moi qui t’aime tant. Et surtout, promets-moi d’arrêter de fumer. Je t’aime tellement.